26 mai 2020

le 25 juin, sortie de Mahaut et les maudits de Chêne-au-Loup


CONCOURS : Les pointes noires à l'Opéra

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Tirage au sort le 6 juin !
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🍀BONNE CHANCE 🍀









5 mai 2020

Vis ma vie d'autrice confinée 11

Trop triste quand il ne se passe pas quelque chose d'un peu excitant dans notre quotidien... Mais c'est sans compter sur mon karma-confiné-déglingué : en effet, hier soir, tandis qu'on se remettait de notre panne de voiture (qui faisait suite à notre panne d'électricité, qui elle-même faisait suite à notre panne de chaudière qui elle-même avait engendré une arnaque de 900 €), mon chien Scoubidou n a pas trouvé mieux de se bloquer le dos en courant après le chat des voisins qui était entré dans notre jardin. 





De retour à la maison les "ahouïk ! Ahouïk !"  et les yeux dévastés de Scoubidou nous portent à déduire qu'il s'est coincé le dos et l'arrière-train...
Il est tard, les vétérinaires sont fermés, on croise les doigts pour que la nuit soit sereine.
Eh bien non (évidemment) : alors que mon mari 
retravaille le lendemain matin pour la première fois depuis le confinement et doit se lever à 7heures (finies les grasses mat'), nous entamons une nuit blanche. Mon pauvre toutou chouine et tremble de douleur une bonne partie de la nuit, face à deux humains malheureux et impuissants (et fatigués, aussi).

Bien sûr, énervés par ces allers et venues inhabituelles, les chats qui sont des animaux de routine n'apprécient pas que la nuit ne se déroule pas comme d'ordinaire. L'un arpente la maison et les étages en miaulant, et l'autre trouve fin de faire tomber une lampe et de péter l'ampoule. Deux heures du matin, la tête dans le sac (pour être polie), je balaie le salon en déplaçant les meubles pour éviter qu'un des chats ne se plante un bout de verre dans les coussinets, ce qui ferait double dose chez le véto le lendemain...




Bref, aux aurores, j'appelle mon copain véto qui confirme le diagnostic et je file chercher à son cabinet des anti-inflammatoires, avec mon attestation sur laquelle je ne sais pas trop quoi cocher : est-ce une course de première nécessité, une visite pour besoins médicaux ?..., et un des masques que j'ai cousus et avec lequel je ne respire pas forcément très bien. Mais c'est mieux que rien.
Je croise aussi les doigts que la voiture, qui était en panne hier, je vous rappelle, tienne le coup.


Et elle tient le coup. (On peut pas avoir tout faux tout le temps)(quand même).
Retour à la maison et son habituelle routine "lavage-des-mains-désinfection-des-clés-de-voiture-des-interrupteurs-et-des-poignées-de-porte".






Ensuite, je donne son traitement au chien dans un bout de jambon qu'il mange en recrachant le médoc que je mets dans un morceau de fromage qu'il mange en recrachant le médoc que j'écrase finalement dans de la pâtée qu'il mange... OUF !!!

Pour finir, je passe l'aspirateur dans le salon au cas où des morceaux de verre m'auraient échappé cette nuit, je porte le chien (30 kg) dans le jardin pour qu'il fasse pipi, me sèche car il pleut comme vache qui pisse, et prépare le déjeuner des filles. Il me restera après à répartir leur travail scolaire pour cet après midi, coudre quelques masques en prévision des autres pannes, visites chez le véto et autres, et peut-être qu'enfin, je pourrai aller terminer ma correction de manuscrit.




Je suis fatiguée, mais fatiguée de ce confinement 🤪🤭😏😷🥴🤯

2 mai 2020

Bienvenue au poney club : Sortie imminente de mon roman jeunesse sur les poneys

ET VOILA MA DERNIERE NOUVEAUTE !!!!!



Premiers romans, chez Auzou, à partir de 6 ans, sur un thème que je maîtrise plutôt bien 
Le premier tome d'une série qui s'annonce pleine de rebondissements au sein de la Bande à Biscuit !!!


COLLECTION
La collection « Premiers pas », pour les lecteurs qui commencent à lire.

RÉSUMÉ






J'ai hâte qu'il soit en librairie ! 








Bienvenue au poney club

17 avr. 2020

Vis ma vie d'autrice confinée 10

Aujourd'hui, j'ai voulu envoyer une lettre en recommandé par la poste-internet (pour mettre en demeure le réparateur-arnaqueur de ma chaudière... lettre très importante, donc). 
Première fois que j'utilise ce service, et dans ma précipitation (mon étourderie, ma bêtise, mon manque d'intelligence, mon...) je me suis emmêlée les pinceaux entre mon adresse pour ouvrir un compte sur le site de la Poste, l'adresse de destinataire et l'adresse d'expéditeur... Et en fait, je me suis envoyé le recommandé à moi-même, mais avec l'adresse du destinataire, depuis l'adresse de celui à qui je veux l'envoyer...😵🤪
Vous suivez ?
🤪🤪

Prise de panique à la lecture du mail récapitulatif (surréaliste), je cherche en urgence le formulaire de réclamation sur le site de la poste, le trouve après 20 minutes de recherche et tente de m'expliquer (pas simple), demandant s'il est possible d'annuler mon envoi (qui n'est peut-être pas envoyé, finalement, vu le bordel dans les adresses). Un robot me répond "pour que votre demande soit validée, merci de la décrire". Ce que je viens de faire. Mais visiblement, il n'a pas compris (moi non plus, d'ailleurs).

Au final, un conseiller va me contacter, et dans l'optique d'être la plus claire et de ne pas passer pour une cruche, je suis en train de détailler chronologiquement sur une feuille ce qu'il s'est passé, mais j'y arrive pas très bien.
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Vu l'urgence de la situation (rapport au réparateur-arnaqueur qui nous a quand même enflé de 900 euros), j'ai envoyé un deuxième recommandé en lisant TOUTES les petites lignes (les grandes aussi) pour être sûre de ne plus me tromper. Une demi-heure. Mais je pense avoir réussi.
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Maintenant, il n'est pas dit que le premier n'ait pas réussi à partir.
S'il arrive à bon port, le filou en recevra deux.
Dont un qu'il s'est envoyé lui même en me l'adressant de sa part depuis son adresse à mon nom... ou quelque chose comme ça...





4 avr. 2020

Vis ma vie d'autrice confinée 9

La résilience


Pour mes enfants, être en confinement n'est pas leur première expérience. 

Quand elles vivaient en Haïti, toutes petites, elles ne sortaient jamais de leur orphelinat et vivaient entre ses murs. A la différence pres qu elles étaient des dizaines d'enfants confinés ensemble. A dormir à deux dans un lit, à jouer, manger, apprendre, grandir les uns contre les autres. Les uns sur les autres. Un confinement surpeuplé, en fait.

C'était un super orphelinat, les enfants étaient bien nourris, choyés par les nounous et les bénévoles, stimulés, aimés... mais c'était un orphelinat tout de même. C'était quatre hauts murs. C'était toujours les mêmes visages. Le même paysage au dessus des murs épais recouverts de barbelés. Et puis malgré toute l attention qu on leur portait, c'était surtout un confinement dans leur propre tête, sans une maman ou un papa la nuit pour apaiser leurs peurs, pour accompagner leurs maladies infantiles, pour soulager une douleur dentaire, pour chanter une chanson, faire un baiser d amour, pour veiller sur elles...

Chaque soir depuis le début du confinement, ma fille aînée ne trouve pas le sommeil et descend me voir, souvent tard. Je la fais rire avec des blagues à deux balles, elle se détend, remonte dans sa chambre, redescend...


Ma petite, elle, pleure chaque fois que le jour décroît. Tous les soirs.


Alors je pense à tous les enfants et les adolescents pour qui les rapports sociaux sont fondamentaux pour se construire. Pour une fois, je bénis leurs téléphones portables de leur permettre de maintenir un peu de ce lien.


Et puis je me dis aussi que mes poulettes que j aime plus que tout sur la terre ont un petit truc en plus, ou en moins... pour elles, ce confinement en réactive un autre : un confinement affectif qui forcement ravive une souffrance originelle...